Se connecter :
Rester connecté
Mot de passe oublié ?
Vous souhaitez voir les profils, sauvegarder vos annonces préférées et même publier une annonce?
Obtenez en quelques minutes le statut gratuit d'observateur du club.
Déjà inscrit, connectez vous iciS'inscrire gratuitement
Blog
photo_Peur du déconfinement du 11 mai 2020? Non, nous n'allons pas mourir du COVID-19 si nous naviguons!

Peur du déconfinement du 11 mai 2020? Non, nous n'allons pas mourir du COVID-19 si nous naviguons!

Alors que la fin du confinement approche, les médias, nos gouvernants et une partie du monde médical continuent de nous mettre la pression, et nous promettent les conséquences les plus graves si nos vies reprenaient comme avant : prolongation du confinementdeuxième vagueconfinement estival, Paris-Plage comme seul horizon!

 

Dans cet épais nuage d'informations partielles destinées à nous apeurer pour nous protéger, nous oublions de vivre, en commençant à considérer le confinement comme la vie normale, et la vie sociale comme une prise de risques incensées et irresponsables. Sans remettre en cause la dangerosité de la situation dans certaines régions, on peut s'interroger sur le fait que le virus, invisible, transforme chacun de nos voisins, amis, familles, inconnus croisés dans la rue en un potentiel assassin!

 

Alors que tous les voyants sont "au vert" concernant la circulation du coronavirus sauf dans 3 département (Paris, L'Oise et Mayotte), les médias, les gouvernants, les médecins sont-ils allé trop loin dans leur message alarmiste

 

Depuis le 15 mars, VogAvecMoi lutte, avec ses moyens, contre la crise du coronavirus. Notamment :

 

• Nous essayons de maintenir le lien entre les membres de la communauté en publiant chaque semaine le journal des bonnes nouvelles incluant notamment une vidéo d'une anecdocte et d'un souvenir de navigation partagée par un marin,

 

• Nous avons même essayé de vous faire sourire et de vous donner du baume au coeur dans cette période en diffusant pour la première fois, le clip et la chanson de VogAvecMoi (Ecouter la chanson de VogAvecMoi).

 

• Nous soutenons l'initiative lancée par les propriétaires de bateaux, membres du club, notamment Jean Luc Guitard qui a fondé les bateaux du coeurdestinée à offrir des navigations aux soignants dès que la crise sera finie.

 

• Nous avons aidé au rapatriement de certains membres qui étaient déjà partis en croisière à l'étranger après l'annonce de la fermeture des frontières internationales

 

• Nous avons travaillé à reporter dans une période plus sûre, la totalité de nos événements et croisières.

 

• Nous intervenons en ce moment auprès d'un Député et de la Direction des Affaires Maritimes pour que certains de nos membres et leurs équipiers confinés en Métropôle puissent prendre un avion pour récupérer et ramener leur voilier depuis la Guadeloupe en Méditerranée avant la saison cyclonique (il faut savoir qu'à partir du 15 juin, les bateaux qui se trouvent là-bas ne seront plus assurés).

 

• Nous veillons attentivement sur la réglémentation qui libérera, nous l'espérons le 11 mai 2020 (voir notre article), la navigation de plaisance et nous vous tiendrons informés,

 

• Enfin, pour vous aider à reprendre la navigation en toute sécurité, nous dévoilerons au plus tard dimanche 10 mai un guide de bonnes pratiques de la voile en équipage post confinement (voir notre guide des bonnes pratiques pour la navigation de plaisance post confinement - voile habitable). 

 

Pour VogAvecMoi, la coupe du "restez chez vous" est pleine! A partir du 11 mai, nous préfèrons vivre en prenant des risques que nous mesurons que mourir chez nous en pantouflesPourrons nous naviguer? Nous ne le savons pas encore, mais nous pouvons penser que oui, pour certains d'entre nous. Surtout que, nous les marinsnous savons, plus que tous les autres, que l'extrème liberté qui nous est accordée en prenant la mer, a pour contrepartie l'extrème responsabilité, et la gestion permanente des risques pour arriver à bon port et jouir de notre liberté sans encombre. Cet équilibre, si cher au premier ministre, et répété à plusieurs reprises lors du discours du 7 mai 2020, entre liberté, sécurité et responsabilité, les marins n'ont pas attendu 2020 pour se l'appliquer.

 

Donc, nous vous recommandons d'adopter les gestes barrières et de respecter les préconisations pour lutter contre la propagation du virus, mais nous nous refusons de nous laisser envahir par cette "sur communicationanxiogène faisant la part belle à la "peur de l'autre". 

 

Bien sûr, nous ne souhaitons pas convaincre les hypocondriaques, ni ceux qui pensent autrement. Chez VogAvecMoi, nous estimons que chacun est libre d'avoir sa propre pensée et d'établir son propre raisonnement, qui le ramèmera à sa vie d'avant.

 

Nous donnons ici notre point de vue, et souhaitons diffuser des points de vue extérieurs que nous estimons sous entendus dans la sphère médiatique actuelle, afin que ceux qui le souhaitent puisse regarder l'avenir, comme nous, avec optimismedes projets de navigations et de rencontres et bien sûr, avec prudence

 

Si vous estimez comme nous, qu'en cette période, "le bon sens a disparu" ou "que nous sommes entrain de marcher sur la tête", ces lectures ou visionnages vous feront du bien. (-:

Le point de vue du Philosophe

Nous vous recommandons le résumé de l'intervention du Philosophe André Compte Sponville sur France Inter le 22 avril 2020 : Le coup de gueule du philosophe André Comte-Sponville sur l'après-confinement 

 

Morceau choisi : 

 

"Il faut d'abord se rappeler que l'énorme majorité d'entre nous ne mourra pas du coronavirus. J'ai été très frappé par cette espèce d'affolement collectif qui a saisi les médias d'abord, mais aussi la population, comme si tout d'un coup, on découvrait que nous sommes mortels. Ce n'est pas vraiment un scoop. Nous étions mortels avant le coronavirus, nous le serons après."

 

 

Le point de vue d'un Kinésie Thérapeute 

Nous vous recommandons également le point du vue de Stéphane Demorand, dans une Chronique parue dans le magazine Le Point : Cette étrange peur du déconfinement?

 

Morceaux choisis : 

 

"Depuis le 17 mars, certains vivent reclus chez eux, d'autres sont de moins en moins sortis au fur et à mesure que la mesure de confinement s'est renouvelée. Dans un pays déjà anxieux et champion du monde de consommation d'antidépresseurs, une nouvelle angoisse a émergé, l'angoisse du déconfinement. Sauf à envisager de vivre les deux prochaines années dans un abri anti-atomique, nous devons nous résoudre à sortir à nouveau, risquant à tout moment de faire une mauvaise rencontre. Pour certains, le monde extérieur ressemble désormais à un champ de mines dans lequel ils déambuleraient les yeux bandés. Ne serions-nous pas devenus phobiques ?"

 

 

"La peur du déconfinement ne peut se conjurer qu'en faisant appel à la raison. Le risque zéro n'existe pas, mais la compréhension des mécanismes de contamination et des mesures barrières à adopter pourra nous prémunir d'une éventuelle infection."

 

Le point de vue d'un inféctiologue

Le point de vue du professeur Didier Raoult, inféctiologue et professeur de microbiologie

 

Morceau choisi :

 

"Des infections respiratoires dans lesquelles il y a une seconde vague, il n'y en pas. Donc, je ne vois pas pourquoi il y en aurait pour celle-là. [...]"

 

Voir un extrait de son unique interview sur BFM TV pendant la crise du coronarivus, mais on vous recommande l'émission complète.
 

Le point de vue d'un journaliste

Enfin, nous vous recommandons de regarder en entier (1h49 tout de même), l'émission 24H Poujadas sur LCI diffusée le 5 mai sur LCI, présentée par David Pujadas, dont le thème sont : Les masques, les tests, pourquoi faudrait-il avoir peur du déconfinement alors qu'il y a 4 raisons objectives et évidentes pour déconfiner? Les médias et les médecins en font-il trop? Pourquoi faut-il faire peur aux Français? 

 

Morceaux choisis : 

• 1er extrait (00.39m 25s) : 

 

"Olivier Duhamel, politologue et directeur de la revue Pouvoirs : Vous (Philippe Douste-Blazy) avez dit : 'L'épidémie est finie" vous avez dit ça tout à l'heure. C'est une grande nouvelle? 
Philippe Douste-Blazy, médecin et ancien ministre de la Santé : S'il y a une deuxième vague, elle sera plutôt à l'automne, parce que cela s'est déjà vu dans le passé. Parce que la courbe est en cloche.

Olivier Duhamel : On est à la fin de la descente ou pas?

Philippe Douste Blazy : on est à la fin de cette courbe en cloche, et on le voit bien d'ailleurs, j'ai vu des reportages sur Toulouse, sur Marseille, j'ai vu un certain nombre des personnes qui ont pris un peu d'avance sur le déconfinement, et on ne voit pas de remontée. Il faut toujours être extrêment sérieux, il faut faire en sorte de ne pas prendre le moindre risque. Mon impression, c'est qu'il va y avoir une fin assez rapidement, par contre il faudra faire très attention quand il fera 5, 6°, 11° en automne, car ce virus semble, chez nous en Occident, être plutôt virulent à cette témpérature là."

 

• 2ème extrait (00.43m29s) : 

 

"David Pujadas : On en vient à la question principale qu'on pose ce soir à propos du changement de ton sur le déconfinement. Enfin! Pourrait-on dire? Il y a quelques jours, on insistait du côté des autorités sur le pari que le déconfinement représentait, sur les risques, sur la possibilité de reculer au dernier moment et bien désormais, le premier ministre Edouard Philippe se dit serein, il l'a dit tout à l'heure. "Il faut y aller" a dit aussi Emmanuel Macron et sous-entendu, il faut arrêter avec les peurs et regarder tout simplement les faits : Quelles sont ces réalités toutes simples et observables par chacun d'entre nous, sous nos yeux, qui souligne que ce déconfinement est urgent. [...] Vous nous dites qu'il y a objectivement 4 raisons pour déconfiner et y aller franchement!

Autre journaliste :

Raison n°1 : On en fait tout un monde, mais la plupart des pays ont commencé le déconfinement ou sont déjà bien avancés dans ce processus. 5 pays sont encore confinés dans le monde : La France, La Belgique, l'Espagne, le Maroc et la Roumanie (...) En Italie, les parcs ré-ouvrent même à Rome, en Allemagne, les écoles et les lieux de culte sont ré-ouverts.(...)

Raison n°2 : la France est le pays qui a le plus figé son économie pendant cette période de confinement. France -5,8 de PIB au 1er trimestre. Moyenne Européenne -3,8%. Italie : 4,7% et Espagne -5,2%. Allemagne et Autriche 2%.

Raison n°3 : le virus ne circule plus en France, voir la carte de circulation du virus dévoilée le 4 mai. 3 départements sont en rouge : le Val d'Oise, Paris et Mayotte. 3 départements sur 101 soit 98% sont en vert. Dans les départements rouge, cela ne veut pas dire que les cas sont confirmés parce que l'indicateur retenus est la proportion des cas suspicieux de covid19 et ne dépend pas des cas confirmés de Covid19.
La carte générale qu'on voit tous les soirs n'est pas celle de circulation du virus, mais des capacités hospitalières résultant de l'encombrement des semaines passées. Les deux tiers des départements qui sont en vert, ne le sont pas depuis aujourd'hui mais depuis un moment. 

Raison n°4 : La carte de circulation du virus d'aujourd'hui est peu ou prou la même que celle qui identifiait les premiers foyers de coronavirus du 15 mars. On peut se demander pourquoi les Bordelais, les Occitans, pourquoi les Normands auraient les mêmes règles de déconfinement que les autres alors qu'il n'ont pas ou peu vu le virus. Pourquoi ne pas opter pour un déconfinement différencié?

David Pujadas : Comment expliquer vous cette peur? Cette étrange peur du déconfinement? est ce qu'on en fait pas un peu trop dans la peur? 
Marcel Ichou, Médecin Généraliste : On en fait un peu trop depuis le début. La réalité, c'est que c'est notre système de santé qui ne va pas et qui ne va pas depuis très longtemps. Pourquoi on avait un problème? Globalement l'épidémie, elle ne tue pas énormément. C'est toujours difficile de dire ça, mais globalement les gens guérissent et les formes sévères sont rares mais par contre, on n'avait pas suffisamment de lits de réanimation pour pouvoir traiter les malades et donc il y avait plus de morts. On sait que le confinement a évité 60.000 morts. "

 

• 3ème extrait (00.57m.56s)

 

Professeur Catherine Paugam Burtz, chef service Anesthésie-réanimation - Hôpital Beaujon : "probablement que ce confinement prolongé à induit des modifications de comportements, des inquiétudes?
David Pujadas : Un peu démesuré?
Catherine Paugam Burtz : Probablement que d'écouter en boucle, et cela sera le rôle des médias, cela fait 50 jours qu'on mange, qu'on boit, qu'on dort, qu'on travaille COVID... et qu'on nous montre des images avec des choses extrêmement sévères et qu'un moment au bout de 50 jours de martèlement, que l'état d'esprit des gens ait un peu changé, et qu'ils ressentent de l'inquiétude, c'est la moindre des choses.

David Pujadas : je vous rejoins totalement sur le constat alarmiste d'un certain nombre de médias. On a tendance à dire ce qui ne va pas. A encourager les peurs d'une certaine manière. On fait le constat de 4 raisons objectives, des faits, ils sont là, il suffit de se baisser pour les regarder..."

 

• 4ème extrait "00.59m15s"

 

Olivier Duhamel, politologue et directeur de la revue Pouvoirs : "Je voudrais revenir un l'instant sur la Peur, je comprends très bien que pour les enfants, il ne faille pas leur mettre ça toute la journée mais je me pose la question sur les adultes, si ça n'est pas une bonne chose, une nécessité, qu'ils aient l'angoisse du déconfinement.

David Pujadas : Mais pourquoi?

Olivier Duhamel : Pour respecter vraiment les mesures de distanciation physique, nous sommes un peuple d'anarchistes. Moi, je sais qu'il a fallu que les gens autour de moi me bassinent d'inquiétudes pour que je me dise que la distanciation sociale, je vais la respecter parfaitement. Les masques, je vais attendre d'être obligé, et je les mets si je vais dans un lieu très confiné. Mais pour beaucoup de gens, la peur peut aider, même si ce n'est pas très rationnel, à respecter ce qui est strictement indispensable : la distanciation sociale.

David Pujadas : moi je trouve ça terrible ce que vous dîtes Olivier parce qu'on dirait qu'on a besoin d'être angoissé pour pouvoir être discipliné et pour pouvoir agir en adulte responsable!"

 

En conclusion, le message de VogAvecMoi n'est pas de dire qu'il faut faire n'importe quoi dans nos comportements sociaux et sur les bateaux en particulier. Nous incitons nos membres à respecter les gestes barrières et les conseils sanitaires, mais pas à céder à la panique et encore moins au rejet de l'autre!

 

Nous faisons confiance aux plaisanciers pour faire preuve de responsabilité et de prudence pour que cette liberté de naviguer ne nous ramène pas vers le chemin du Virus.

 

Très belles navigations,

L'équipe de VogAvecMoi

 

-----

Article sur le même thème : 

Vers un retour à la liberté de naviguer le 11 mai? 

VogAvecMoi dévoile sa chanson pour lutter contre la morosité ambiante imposée par le COVID19

Nouveau programme des événements et croisières VogWeek organisées par VogAvecMoi en raison du COVID19

COVID 19 : des sorties en mer gratuites pour remercier les soignants de leur combat contre le coronavirus

 

 

Bien sûr, nous ne souhaitons pas convaincre les hypocondriaques, ni ceux qui pensent autrement. Chez VogAvecMoi, nous estimons que chacun est libre d'avoir sa propre pensée et d'établir son propre raisonnement, qui le ramènera à sa vie d'avant.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua.
NonOui