Se connecter :
Rester connecté
Mot de passe oublié ?
Vous souhaitez voir les profils, sauvegarder vos annonces préférées et même publier une annonce?
Obtenez en quelques minutes le statut gratuit d'observateur du club.
Déjà inscrit, connectez vous iciS'inscrire gratuitement

Forum

Bien choisir son capitaine et son navire pour traverser l'atlantique!

Nous constatons que de plus en plus d'équipiers débutants souhaitent traverser l'atlantique (ou la méditerranée) : les bateaux stoppeurs! Voici un témoignage que j'ai recueilli aujourd'hui qui rappelle que ce type de trajet n'est pas anodin et qu'il ne faut pas monter à bord du premier bateau!

Dans ce témoignage 3 enseignements très importants : 

- Un voilier (qu'il soit neuf ou ancien) doit avoir fait l'objet d'une minitieuse préparation pour être capable de mener son équipage de l'autre coté de l'atlantique sain et sauf

- Le skipper ou le propriétaire du bateau doit avoir une solide expérience de navigation pour mener son bateau et son équipage à bon port (Canaries, Cap Vert, Açores, Mer des Caraïbes ou Amérique du sud)

- la préparation du bateau à un tel périple et les compétences du skipper ne peuvent pas être présumées



Commen faire, quand on est débutant, pour juger de la capacité d'un skipper et d'un bateau à faire un long voyage?



1°) Rencontrer le skipper et son bateau accompagné d'une personne de confiance qui sait naviguer. Celle-ci pourra vous donner son opinion sur la confiance que dégage ou non le skipper sur lui même et son bateau



2°) Se méfier des trop belles et rapides occasions. Un bon skipper recevra beaucoup de candidatures et procédera à une séléction rigoureuse de son équipage. Si vous êtes "recruté" trop facilement (pas de rencontres préalables, pas d'échanges téléphoniques), méfiez vous!



3°) La présence d'un équipage uniquement composé de débutants est un autre indice. C'est à dire que tous les équipiers expérimentés ont refusé de monter à bord (les équipiers expérimentés sont nombreux à vouloir réaliser cette traversée mythique). Il est toujours préférable que le skipper soit secondé par un équipier expérimenté.



4°) Sur le papier, la meilleure combinaison pour une transat en sécurité est un skipper pro qui convoye un bateau neuf



5°) Au moindre doute, n'embarquez pas, ou si vous êtes déjà à bord, débarquez.


Posté le 04/12/2013 17:21:352796

Message reçu le 3/12/2013 à 10h31


"Bonjour Antoine,


J'ai fait le voyage entre la Bretagne et Lanzarote avec un doux rêveur complètement incompétent qui a risqué la vie de ses équipiers dans le golf de Gascogne. Avec du recul une drôle d'aventure mais je ne pense pas que se témoignage soit positif sur votre site. 


 


Cordialement. "


Posté le 04/12/2013 17:25:07

Message reçu le 03/12/2013 22h03


"Bonjour Antoine,


Voici le message que j'ai écrit à mes amis concernant mon expérience de navigation. Je vous invite à l'utiliser librement, le publier pourra faire rire vos lecteur. 


Aussi fou que cela puisse paraître, tout est vrai. 


Bonne lecture. 


Siméon. 


 


A la découverte du nouveau monde sous les ordres du grand Amiral des Mers Océanes François Pignon.


 


Francois Pignon n'est pas un marin, c'est un terrien auvergnat qui se retrouva par la force des choses en Bretagne. Sa vie entière il l'a vécue entouré de bouquins, a tel point qu'il en a fait son métier. Francois est forain, il rachète des lots de livres invendus auprès des éditeurs et les brade dans des foires sur tout le territoire de France et de Navarre.


Cultivé, charmeur, philosophe et bon vivant, l'homme se décrit comme un éternel célibataire amoureux des femmes et de la bonnes bouffe.


Sa conception du sexe faible oscille entre machisme et misogynie décomplexée.


Ce que déteste notre homme par dessus tout c'est l'autorité et la bureaucratie administrative qui la matérialise. L'uniforme et le képi le rendent allergique et la moindre formalité administrative le fait sortir de ses gonds.


Suite à une mésentente avec l'URSSAF, il a déversé un seau remplis de ses excréments justifiant son gestes par un mot d'esprit : "vous m'avez emmerdé ! C'est a mon tour." Philosophe disais je ...


 


 

Posté le 04/12/2013 17:27:10

Face a cette société trop harcelante, il ne restait qu'un seul échappatoire a Francois, la Mer. Guidé par l’instinct aventurier et un sens inné des bonnes affaires, il achetât une épave pour la modique somme de 30 000 euros, le Koala. Alors que notre marin en herbe s'apprêtait a prendre le large, il découvrit que la coque, en bois, était complètement pourrie.


Deux ans de labeur et 20 000 euro plus tard, le Koala etait transformé en un fier navire rebaptise le Mondrian.


L'homme touche son rêve du bout des doigts, il ne reste plus qu'a apprendre a naviguer et trouver un équipage pour embarquer.


 


Quelque mois de préparation et nous voila un 29 octobre 2013 à Lesconil, petit port Breton, larguant les amarres avec a notre bord Francois Pignon, Debora, Tom et moi même.


Trop obsédé par la date départ qui ne cessait d’être repoussée, notre Capitaine oublia de faire un plan de route de de se renseigner sur la Météo. Nous partons donc dans le golf de Gascogne a vu sans savoir ou on va et ce qui nous attend, l'aventure la vraie...


Les premiers jours se passe bien puis notre moteur tombe en panne. Qu'a cela ne tienne, on est des marins des vrais, on a pas besoin de moteur.


 


On se rendra compte, lors des réparations que dans la préparation de son départ Francois avait fait réviser son moteur.


Il du changer l'hélice de la pompe a eau refroidissant le moteur. L’idée que les pales cassées de l'hélice usagée se baladant dans le circuit de refroidissement risquent de le boucher, n’effleura pas notre homme.


Cette simple inattention occasionnera une réparation a 500 € et un remorquage a 800 €... N'est pas Francois Pignon qui veut !


 


Alors que notre traversée de Golf était bien engagée, nous dûmes affronter une tempête de 24 heures. 100 km/h de vent et des creux de 4 mètres, tout ca sans moteur. Dans ce cas la seule chose a faire et de sortir un mini bout de voile (la trinquette) afin de garder un minimum de control et se laisser dériver. Face au vent de SO on avait 2 options :dériver vers l'est ou vers le nord.


Tous les marins expérimentés nous avait avertis et conseillé de ne pas s'enfoncer dans le golf de Gascogne. Les vents et la houle en rendent la sortie très difficile. Il faut donc dériver vers le nord. Francois décidera d'aller a l'est.


N'est pas Pignon qui veut !


 

Posté le 04/12/2013 17:27:51

Deux jours plus tard, et un remorquage plus loins (il est très difficile de rentrer au port a la voile) nous voila a Santander, 300 miles nautiques a l'est de notre objectif initial, le cap Finistère.


On répart, Pignon s’engueule avec les mécanos trop chers (le prix avait été préalablement annoncé) et la capitainerie qui lui font remplir un registre et on reprend la mer.


Le moteur ronronne, c'est sûre ce coup ci on ne s’arrête plus avant le Portugal. Vent et houle de face, on navigue au moteur, des heures et des litres de carburant y passent mais peut importe nous avons a bord de belle réserves. Nous vidons les bidons les uns après les autres dans le réservoir, et pour une raison restée encore inexpliquée, Pignon en pleine nuit décide de changer de cap et de s’éloigner de 30 miles des cotes. Au petit matin le jour se lève sur l'infini. Il est temps de faire le plein. Nous réalisons que trois bidons de 10 litres chacun étaient a leur place mais vides.


Vides depuis notre départ de Bretagne car Pignon avait "oublié" de les remplir. C 'est vrai que 3 jerricanes vides ont leur place sur un bateau.

Posté le 04/12/2013 17:28:31

Récapitulons : nous sommes a 30 miles des cotes, il nous reste un bidon de 10 litres et la moitié du réservoir. 


Soyons pragmatique, calculons.


"-Francois quel est le volume de ton réservoir ?


-A ben je sais pas.


-Et combien consomme ton moteur ?


-A ben je sais pas."


Partagé entre l’étranglement et l'abandon en pleine mer, nous prime le parti d'en rire. Un rire bien jaune sur le coup.


Finalement les Pignon doivent tout de même avoir une étoile car nos petites réserves nous menèrent jusqu'au port le plus proche : Gijon.


Ça tombe bien car on annonce une nouvelle tempête, on reste a l’abri deux jours.


Le dimanche on reprend la mer, chargé de carburant a bloc. Notre prochaine étape, Lisbonne, est assez loin et pour ne pas prendre de risque on va faire un mini arrêt carburant sur le chemin, juste de quoi remplir ce qu'on a brulé entre temps. On arrive en pleine nuit a la Corogne. J avais en fin d’après midi proposé a Francois de contacter la capitainerie afin de connaitre l'emplacement exact de la pompe a essence et ne pas perdre de temps.


"Ce sont pas nos concierges, on va bien trouver tout seul".


Ho oui, une nouvelle pignonade en perspective !!


La Corogne est un port immense, on passera une heure et demi a en faire le tour et s’amarrer a deux mauvais potons avant de trouver la pompe.


N'est pas Pignon qui veut !!


Depuis lors je doit dire que Francois n'a pas été a la hauteur des exploits auquel il nous a habitué.


Je doit tout de même citer la fois ou en pleine nuit le seau dans lequel la morue dessalait lui est tombé sur la gueule. Et la douche, grand moment !


La technique consiste a s'accrocher une corde autour du torse et se laisser trainer derrière le bateau. Hélas, François nage très mal. A peine est il dans l'eau qu'il hurle "remonte moi". Dans la panique il perd son froc et on hisse un phoque amorphe, nu et tremblant sur la bateau. Belle performance. Je vous épargne tout de même le scène de la colique dans les vagues de deux mètres.


 


Il est temps que je pose la plume et retourne a bord, je ne voudrais point froisser mon Amiral.


 


Bien a vous mes chers."

Posté le 04/12/2013 17:28:44

Bonjour, 

Je n'ai pas eu la chance de faire partie de votre periple.

Jeter comme un malpropre.

Pas grave trouver un voiliers de 52 pieds, ils nous a fallu 3 semaines pour nous retrouver a Lanzarote en passant quelque jours a Agadir.

Le capitaine Simeon qui sait tout, genois arraché et derrière défoncés malgré les conseils des cons.

J'espère que ton aventure te sera profitable et je pense que tu pourras avoir ton propre bateau après ton periple car tu apprends vite

Guy

Posté le 12/12/2013 21:52:55

Pour ma part, je n'ai jamais choisi le capitaine, mais seulement le bateau que je voulais convoyer. En 2 transat (Atlantique et Océzan Indien) et 2 tours de la péninsule ibérique, ça a toujours été un régal, au point de rester en relation avec les propriétaires dont l'unme charge de convoyer son bateau sans lui. Nous étions tous de la même génération et j'ai des compétences et un CV qui sans doute en impose. Et aussi sûrement la chance de ne pas tomber sur un "vilain con" !
Ceci pour redorer le blason de ce systême "Vogavecmoi"  ou STW où on peut rencontrer les mêmes problèmes.
Maurice

Posté le 17/01/2014 15:56:44

François Pignon ! déjà le ton était donné ! je reprendrais juste un dialogue d'Audiard "les cons ça ose tout c'est meme à ça qu'on les reconnait "    raaah quel talent 

Posté le 07/03/2014 23:10:44

Bravo le narrateur de Pignon.... Pour ma part, j'ai eu la chance de faire 4 années consécutives une transat départ la Rochelle via Saint Martin, le plus important est la confiance dans le Capitaine.


Commençons par l’état du bateau, s’il a déjà navigué, il faut vérifier l’état du gréement, des voiles, du moteur, la coque, tous les organes mécaniques, les instruments de navigation, l’électronique, les équipements de sécurité et de sauvetage,  les équipements intérieurs,  lire et analyser le livre de bord (s’il existe !).


Si c’est un bateau neuf, en plus de ce qui est dit plus haut faut garder à l’esprit l’adage «Il faut 2 ans pour qu’un bateau soit au point ». 


 3 ou 4 équipiers pour une transat est l’idéal, Homme ou femme, avec expérience ou novice.l l'important est la motivation, car 21 jours en pleine mer, c'est une expérience unique mais qui doit être réfléchie au départ.


Une fois l’équipage constitué, il appartient au skipper  de faire en sorte que chacun se trouve utile et à sa place, par exemple l’un pour la météo et la cartographie, l’autre pour l’intendance, mais toujours « Un pour tous, tous pour un ».


En ce qui me concerne je ne garde que d'excellents souvenirs de ces traversées, les équipiers inconnus avant l'aventure sont devenus des amis, en mer, l'égo n'existe plus, les défauts et les qualités se révèlent, on apprend très vite à se connaitre et à partager un plaisir commun.


Un souvenir inoubliable, 2 jours avant d'arriver à Pointe à Pitre, nous avons sablé le champagne pour fêter notre première traversée, Sylvain, un jeune équipier et moi, nous sommes regardés en disant la même chose " mais on n'a pas envie de descendre à terre, on est bien là dans notre bulle"... formidables souvenirs.


Lors de ces navigations, j'ai toujours été la seule femme à bord, et malgré mes compétences plus cuisine et bonne humeur pour le moral des marins, que voile, l'ambiance a toujours été sympa, fous rires et complicité.


Que du bon, vive la mer...............

Posté le 18/03/2014 17:52:14

Qui est le plus fou ? François Pignon ou celui qui le suit ?

Posté le 08/08/2014 21:06:30
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua.
NonOui